ALGER (APS/pool/uma)- L'étude conclut par ailleurs, qu'il "est encore tôt" de
se prononcer objectivement sur les effets réels d'un tel accord car une évaluation
plus précise de ses impacts ne pourra se faire que d'ici 5 ans, soit 10 ans
après son entrée en vigueur.
Des études complémentaires sont envisagées pour les domaines qui n'ont
pas été évalués avec suffisamment de précision notamment l'agriculture et la
pêche ou qui n'ont pas été pris en compte tels que la coopération environnementale
ou le transport.
L'Algérie compte renégocier avec l'UE certaines clauses de cet accord
lors du prochain conseil d'association prévu en juin prochain, en vertu d'une
clause dénommée clause de rendez-vous.
Les propositions d'amendement relatives à l'aspect commercial de l'accord
vont concerner notamment les contingents de produits algériens exportés vers
l'UE sans droits de douanes, avait déclaré récemment à l'APS le ministre du
Commerce M. El Hachemi Djaaboub.
En mai dernier, le directeur général du commerce extérieur au ministère
du Commerce, M. Chérif Zaaf, avait déclaré que l'évaluation préliminaire de
la mise en oeuvre de cet accord démontre que la balance commerciale hors hydrocarbures
reste très déséquilibrée en faveur de l'UE avec une faiblesse des investissements
européens.
"Pour 1 dollar exporté vers l'UE, l'Algérie importe pour 20 dollars",
a-t-il alors indiqué pour illustrer ce déséquilibre.
M. Zelmati a par ailleurs fait savoir que l'unité de gestion du programme
P3A a enregistré trois appels d'offres pour des projets de jumelage institutionnel
d'un coût global de près de 3 millions de dollars qui seront financés par l'UE.
Il s'agit de jumelages qui vont profiter à la Direction générale des
impôts, au ministère de l'Industrie et de la promotion des investissements et
à l'entreprise l'Algérienne des eaux.
Ces projets visent à promouvoir la coopération entre un service public
d'un pays partenaire et l'institution équivalente dans un Etat membre de l'UE
afin d'améliorer et de moderniser l'institution dans le pays bénéficiaire par
le biais de la formation et de la réorganisation.
Trois autres opérations d'assistance technique et d'échange d'informations
dans les domaines judiciaire, financier et fiscal viennent d'entre validées
par la commission européenne au profit d'institutions algériennes et qui vont
se dérouler les prochaines semaines, a-t-il encore indiqué. (APS)